Je n’aime pas faire ça, mais résumons comment le président envisage le Plan banlieues, en une seul phrase du discours (que je n’ai pas lu) prononcé ce vendredi à l’Elysée par Nicolas Sarkozy:
“Pour financer quatre ballons de football, il n’y a pas besoin d’une commission réunissant quinze fonctionnaires.”
La médiocrité d’une telle remarque est désespérante. On lance quelques ballons, les banlieusards adorent le sport. Ou quelques bananes. Effectivement, pas besoin de quinze fonctionnaires. Pas besoin de profs pour les collèges, ni d’argent pour la culture. On leur met quelques ballons, ils s’amusent. Moi plus tard je veux faire Zinedine Zidane.
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